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Réchauffement climatique, Copenhague 2009 et Bassin d’Arcachon

mercredi 9 septembre 2009

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Andernos-Les-Bains sous les eaux, quartier du Mauret. Tempête 2009.

Le Bassin d’Arcachon est, localement, au premier rang des territoires menacés par le réchauffement global. Les conséquences de ce bouleversement climatique s’annoncent multiples autant que désastreuses :
une montée des eaux marines inonderait la plupart des communes, car leur relief est bas et plat. Les lotissements « pieds dans l’eau » pourraient se trouver, au sens strict, dans cette situation.
Ces inondations seraient aggravées par la remontée simultanée des nappes aquifères souterraines.

Le recul du trait de côte se ferait très menaçant. L’érosion dunaire affecterait la forêt de protection et les habitations.

Les atteintes aux rivages pourraient être aggravées par les tempêtes ponctuelles –actuellement d’une redoutable intensité.

La montée des eaux marines accentuerait également le risque de salinisation des nappes et des sols, avec toutes les conséquences prévisibles sur la fertilité des terres et, au-delà, sur la biodiversité floristique et faunistique.

D’autre part, le réchauffement marin aura nécessairement des conséquences sur les écosystèmes et la conchyliculture, les huîtres étant très vulnérables aux perturbations du milieu.
On peut s’attendre à une augmentation des micro-algues toxiques.

La température moyenne annuelle du territoire est déjà parmi les plus élevées du littoral atlantique. De plus, la sécheresse prend depuis plusieurs années un aspect chronique, avec un déficit pluviométrique depuis 1994.
Du fait du réchauffement global, une accentuation des sécheresses est à prévoir, celles-ci devenant à la fois plus fréquentes, plus intenses et plus durables.
Ces sécheresses entraîneraient une considérable et dramatique mortalité de la flore et de la faune. La biodiversité –tant le nombre d’espèces que les populations- s’effondrerait, certains sols mourraient.

Le risque incendie se trouverait aggravé, mettant en danger les forêts protectrices ainsi que l’humus et la litière des sous-bois et jardins.

Ces incommensurables menaces écologiques, mais aussi économiques et sociales, issues d’une problématique mondiale, nécessitent de la part de tous les gouvernants une prise de position urgente et réellement volontariste.
C’est pourquoi Bassin d’Arcachon Ecologie a rejoint, dès le mois de juin, le collectif Gironde-Copenhague 09, et réclame la mise en œuvre, tant au niveau local qu’international, d’une réduction drastique des gaz à effet de serre.

Françoise Branger. Bassin d'Arcachon Ecologie

 

Communiqué de presse

Conférence de presse Collectif Gironde Copenhague 09
Lundi 7 septembre à 11h30 au Cinéma Utopia Bordeaux
Réussir Copenhague, c’est réduire de 40 % les GES des pays développés d’ici 2020 et fournir 110 milliards par an aux pays du Sud.

Au mois de décembre se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Les dirigeants de la planète devront surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial et donner une suite au protocole de Kyoto à la hauteur des enjeux considérables que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir.

Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir de l’humanité. C’est le constat sans appel des 2.500 scientifiques du GIEC. Cela implique une rupture avec le modèle de développement hérité d’un passé révolu. Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2020 par rapport à 1990 et fournir aux pays en voie de développement les moyens de leur adaptation avec un budget minimum de 110 milliards d’euros par an d’ici à 2020.

A près de trois mois du sommet, les négociations sont dans l’impasse. Après 40 jours de négociations nous n’avons pas fait sauter un seul point de désaccord. Il reste seulement 15 jours de réunions préparatoires avant le sommet de Copenhague, deux semaines à Bangkok (du 28/9 au 10/10) et une semaine à Barcelone (du 2 au 6/11). Le résultat le plus probable à ce jour est celui d’un accord vide : les émissions ne seront pas enrayées et les pays du Sud risquent d’être encore plus amers. C’est inacceptable !

Nous invitons les citoyens girondins à signer sur le site www.copenhague-2009.com l'appel "L'ultimatum climatique" adressé à Monsieur Nicolas Sarkozy en qualité de Président de la République Française.

Nous les informons aussi des premières actions organisées par des membres du Collectif :

Mercredi 16 septembre - Conférence-débat avec Hervé Le Treut, climatologue membre du GIEC, sur le changement climatique à 19h30 à l'Athénée municipale de Bordeaux, organisée par la SEPANSO Aquitaine

Dimanche 4 octobre - Picnic sans carbone à Bordeaux à partir de 12h sur les quais au Parc des Sports en face de St Michel (à coté du Pont de Pierre), organisé par l’association TACA  

Les 27 membres du Collectif : Aquitaine alternatives, Attac 33, AutoCool, Bassin d’Arcachon Ecologie, Cauderes, CATA, Confédération paysanne 33, CREAQ, CREPAQ, Droits du piéton 33, Echanges et nature, Ecolo-Info, Ecopôle, Greenpeace Bordeaux, H’Nord, Maison de la Nature et de l’Environnement Bordeaux-Aquitaine, Pas de coté, Paysans consommateurs associés Utopia, Une pointe pour tous, Utopia Bordeaux, Réseau mille-pattes, SEPANSO Gironde, TACA, Tchernoblaye, Vélo-Cité,

Contacts : Greenpeace Bordeaux - Patrick Maupin 06 89 71 88 46 situ68@gmail.com et MNE Bordeaux-Aquitaine - Pascal Bourgois
05 57 84 18 88 / 06 22 77 48 60 mnebxaquitaine@aol.com


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 Tu n'as pas écouté Nicolas (H), Xavier, il y a urgence, et il y en a d'ailleurs tellement qu'il vaut mieux agir ... Non ?
 
RANSINAN Lanton

 La déglaciation due au réchauffement climatique a commencé il y a plus de 20.000 ans, sans intervention de l'influence humaine. A quel niveau était l'océan atlantique du temps des Aziliens (12.000 ans) dont on a trouvé des traces sur la côte Est du Bassin ? Voir par exemple le lien http://la.climatologie.free.fr/glaciation/glaciation2.htm Il faut arrêter de nous culpabiliser ! A suivre !
 
Xavier Arcachon

 Le niveau des océans se situait à environ 300m au dessus du niveau actuel il y a 95 millions d'années, il était à 600m au dessus du niveau actuel il y a 450 millions d'années, il y a 18000 ans, pendant la dernière glaciation, il est descendu 100m en dessous du niveau actuel, une fonte complète des calotes glaciaires entraînerait une montée d'environ 70-80 mètres.
 
Xavier Arcachon

 La population française compte environ 1% de la population mondiale. Comment comptez-vous agir sur les 99 autres pourcents restants pour qu'ils suivent des consignes illusoires signées (à grands frais pour les contribuables) à Copenhague ? Non, je n'ai pas écouté Nicolas, qui gagne sa vie comme il peut, en bon chef d'entreprise qu'il est. Alors, faites comme moi, soyez écologiste à votre petit, tout petit, très petit, ultra petit, niveau. Mais dites-vous bien que c'est inutile ...
 
Xavier Arcachon

 Réponse à  madame Françoise BRANGER  (et par la même occasion à Mr XAVIER qui semble pas mal informé). Madame, votre quête est très louable et vous faites partie de ces gens qui agissent, ce qui est actuellement un exploit !  le bassin, qui n’a pas été toujours un bassin mais un delta, existe (pratiquement) grâce à l’apport de l’eau de la Leyre - dont le volume baisse dramatiquement tous les ans. Pour la petite histoire , comme chacun ne le sait pas, la Leyre était une rivière à loutres : à l’époque « presque » bénie de l’avant guerre, on la chassait pour la manger et en faire des vêtements pour l’hiver, des hivers très rudes  ; Leyre, c’est du patois car autrefois on ne parlais pas le français et on n’allait pas ou peu à l’école. Le bassin, donc, insuffisamment alimenté par la Leyre se ferme doucement mais  inexorablement quand, paradoxalement, les eaux montent (il y a bien sur une explication à ce phénomène) pour bientôt noyer le littoral, ce qui a déjà commencé. Mais, comme on a peur, de faire peur, bouche cousue ! Le prix des maisons, et des terrains, sont pour l’instant bien plus important ! le problème de la Leyre, est lié a la glaciation de Würms  (20.000 ans environ) et le fameux réchauffement de la planète n’arrange hélas pas nos affaires, le bassin est condamné. Nous, les anciens, le savons depuis longtemps , mon grand père me disait déjà en son temps, en patois bien sur « la Leyre ne donne plus bien mon petit, tu verras certainement la fin du bassin ». Maintenant c’est à mon tour de le dire. Il y a des signes, à qui sait les voir, qui ne trompent pas. Le bassin va devenir un lac, comme Lacanaux et Hourtin qui, eux aussi, étaient ouverts à la mer. La salinisation de l’eau douce est un de ces signes. Nos nappes souterraines de surfaces (dans lesquelles vous puisez l'eau de vos puits) sont de plus en plus salée, et ce pour des raisons que vous ignorez encore (sauf votre respect madame), j’ai un temps d’avance sur vous, le temps de l’observation et j’observe encore ! Par contre ! Pour la remontée des nappes aquifères c’est  pas mal interprété de votre part, pour l’érosion des dunes c’est bon ! Pour la pollution, ce n’est pas assez développé, les pollutions du bassin sont multiples et de  plusieurs sources, dont la plus dramatique est pratiquement inconnue des gens qui ne sont pas d’ici ! Ceci dit aimablement pour sur, et sans vouloir froisser personne. Même les jeunes du pays ne la  connaissent pas, ils font autre chose ! Ils ne s’intéressent pas comme nous au bassin. C’est la vie comme ça, les temps changent, mais pas trop en bien !  Tout de même ! Voilà madame, mes petites  remarques amicales, mais continuez votre vocation, ça retardera la fin du bassin, un peu ... Si vous avez des questions sur la vie du bassin d’avant je pourrais peut-être vous apporter des précisions que vous ignorez encore ! bien à vous, et, encore bravo pour votre recherche ! bon travail ! un vieux parqueur né le 14 juin 1928.
 
Plantey Lège

 Bonjour Monsieur Plantey. Contactez-moi par l'intermédiaire du "webmaster" de bassindarcachon.com. Vous êtes un érudit et vous conservez une mémoire inestimable. Françoise Branger est pleine de bons sentiments, je n'en doute pas, mais elle est encore jeune et ne semble pas bien connaître l'histoire du Bassin, de sa formation et de son évolution. Ni de l'évolution de notre planête, de glaciations en réchauffements climatiques, depuis la nuit des temps.
 
Xavier Arcachon

 bonjour mon ami xavier j'ai bien lu votre message si vous me posez des bonnes questions ,je ferais ,le maximum pour vous donnez des bonnes réponses; mais n'ayant rien a perdre a mon âge vous risquez d'avoir des réponse très dures mais par contre ce sera la vérité a bientôt plantey!
 
plantey lege

 Tout ça c'est du baratin ; il n'y a pas de mémoire géologique à l'échelle humaine ; l'échelle géologique , c'est des centaines de milliers d'année, voire des millions ; une vie d'homme à coté: rien...donc des élucubrations et rien de plus ; de surcroit, le débit de la leyre, c'est un pipi de chat dans le bassin comparé aux 400 millions de m3 brassés à chaque marée ; une seule quasi certitude ( et encore ...) : l'homme modifie le climat ; vite, et en un rien de temps, là encore au regard de l'échelle du temps...que faire ?? alors que l'humanité est devenue schizophrène: une seule religion, la croissance, produire toujours plus, pour les pays développés ou émergents , et une population mondiale qui ne cesse de croître, alors que nous sommes déjà beaucoup trop nombreux sur cette planète, et que chaque homme qui naît est un pollueur en puissance...comment concilier cela avec des prétentions écologistes?? contradictoire...
 
ermitanio gujan

 eh bien!madame Françoise, nous y voilà!! Isidore Plantey
 
isidore plantey ares

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