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La propreté des eaux du Bassin d'Arcachon

vendredi 5 février 2010
Inévitablement les zones écologiquement sensibles sont menacées par l'afflux de populations, c'est purement mathématique. Les décisions sont alors donc simples à prendre : ou on décide de les sauvegarder et l'on stoppe l'urbanisation en se contentant de ce que l'on a, ou on laisse des portes ouvertes ( ce que nos élus semblent décider à faire ) et on détruit le milieu, à terme. C'est déjà en route : disparition des zostères et envasement de tout le nord-bassin, disparition d'espèces de coquillages (couteaux, mye), modification des effets de chasse naturels avec l'extension des ports de plaisance et le détournement des cours d'eau (voir le cas dramatique à Audenge ! ), prolifération d'espèces végétales nocives ...

En réponse à une réunion sur la qualité des eaux du Bassin d'Arcachon en 2008 ( la CLIS qualité des eaux du Bassin d'Arcachon ), des associations locales de protection de l'environnement, dont je retiens la justesse des analyses et la pertinence des propositions, ont adressé récemment ce courrier à nos RESPONSABLES. Le courage politique est une valeur à laquelle je crois encore, nous allons voir ça ..

P.Ransinan
Bassindarcachon.com

Algues.jpg

Lettre du COLLECTIF AQUITAIN CONTRE LES REJETS EN MER ( regroupant 27 associations ) à Monsieur le Sous-Préfet du Bassin d’Arcachon le 28 décembre 2009.

Objet : Qualité des eaux marines du Bassin d’Arcachon.

Monsieur le Sous-Préfet,

Le 25 septembre 2008, avait lieu la réunion de lancement de la Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) qualité des eaux du Bassin d’Arcachon, à laquelle le Collectif aquitain contre les rejets en Mer était représenté.

Le 15 juin 2009, nous participions à session locale du Grenelle de la Mer. Depuis lors, nos préoccupations quant à la qualité des eaux du Bassin d’Arcachon demeurent et s’amplifient. Nous vous prions d’en trouver ci-dessous une synthèse non-exhaustive :

Devenir de la CLIS
En septembre 2008, lors de la réunion de lancement de la CLIS qualité des eaux du Bassin d’Arcachon, celle-ci était annoncée comme devant se réunir annuellement.
Néanmoins, en 2009, la CLIS ne s’est pas assemblée. Nous souhaitons vivement que cette Commission dont les enjeux sont essentiels, continue de fonctionner et soit assise sur un arrêté préfectoral assurant sa pérennité.
Nous espérons également que cette CLIS travaillera en interconnexion ponctuelle avec les groupes de suivi du Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM) qui se sont réunis ces dernières années sur les thématiques du suivi phytosanitaire, de la réglementation nautique et de l’évolution des pratiques des navigateurs dans le sens du respect de l’Environnement.

Afflux massif de population
Les travaux d’élaboration du Schéma de Cohérence Territoriale 2010 se sont, dès le commencement, délibérément détournés du scénario dit « coup de frein » limitant l’afflux de population à un nombre prévisionnel pourtant déjà inquiétant.
Les propositions aujourd’hui mises en avant par le SYBARVAL sont celles d’un afflux de 70 000 à 150 000 nouveaux habitants permanents –et combien d’excursionnistes et de touristes supplémentaires ?
Il ne fait pourtant pas de doute qu’un afflux massif de population ne pourrait que démultiplier, à tous niveaux, les pollutions des cours d’eau et des milieux marin et océanique.
Ces conséquences prévisibles réclament d’être anticipées et de tendre au plus vite vers une stabilisation des populations du Bassin d’Arcachon et du Val de Leyre, en fixant des chiffres maximum d’accueil de population par commune et par année.
Il est enfin nécessaire d’adjoindre une annexe Mer au SCOT, comme la loi le permet. Le SMVM, s’il demeure une référence, nécessite d’être actualisé.

Les bassins versants
Les bassins versants du Bassin d’Arcachon et de la Leyre, avec leurs nombreux affluents, leurs eaux souterraines, drainent vers la Baie d’Arcachon les nombreuses pollutions issues des terres. Ces cours d’eau, dont la sensibilité et les multiples rôles sont largement méprisés, doivent aujourd’hui être placés au centre des préoccupations, tant pour la vie qui dépend de leurs eaux douces que pour leur fonction d’alimentation de la Baie d’Arcachon et de chasse dans les esteys.
Il est urgent de mener à tous niveau un plus strict contrôle et une formidable réduction des macrodéchets et des pollutions chimiques dans les cours d’eau et les nappes superficielles. Il s’agit de prendre en compte non seulement les polluants dissous mais aussi les polluants figurés (particulaires).
Les analyses des pollutions des cours d’eau devraient être diffusées en toute transparence. Il est essentiel d’en empêcher le curage excessif, lequel supprime la végétation, détruit les niches écologiques et accélère le transfert des pollutions vers le Bassin d’Arcachon.

Zones humides
Les zones humides, en recueillant l’eau des nappes superficielles, concourent à réguler et capter les pollutions par un lagunage naturel. Il est urgent de protéger strictement les dernières zones humides de l’assèchement, de l’urbanisation et d’une artificialisation destructrices.

Fréquentation nautique des étangs, canaux, rivières
Le motonautisme sur les cours d’eau et plans d’eau génère des hydrocarbures, huiles, eaux noires, eaux grises, etc. qui s’ajoutent aux pollutions issues des activités terrestres, souillent les eaux de surface, nuisent à la faune aquatique, semi-aquatique, terrestre, aux stocks d’eau potables et s’écoulent à terme vers la Baie.
Ces pollutions pourraient être réduites par une diminution du stationnement des bateaux et de la navigation motorisée sur les eaux douces.

Fréquentation du plan d’eau du Bassin d’Arcachon
En 2008, le bureau Géomer était chargé d’une étude quantitative de la navigation sur la Baie, suivie, en 2009, d’une approche qualitative et comportementale.
Nos associations sont désireuses d’en connaître le rapport complet, les conclusions et réflexions prospectives.
Nous espérons enfin la poursuite de cette étude jusqu’à l’évaluation des conséquences de la fréquentation sur les divers biotopes marins du Bassin d’Arcachon.

Mercure
L’un des tableaux présentés lors la CLIS du 25 septembre 2008, montrait des taux alarmants de mercure.
Par ailleurs, de récentes analyses ont démontré la présence de mercure dans les poissons du Lac de Cazaux-Sanguinet. Or, le mercure est fortement toxique pour les plantes et pour les mammifères. L’affinité du mercure avec les composés organiques facilite la formation de complexes avec les acides humiques et fulviques des sols et des eaux, ce qui augmente la mobilité dans les eaux du réseau hydrographique. Le mercure s’accumule ensuite tout au long des chaînes alimentaires.
Il est donc de la plus haute importance d’identifier l’origine du mercure détecté et de contrôler la présence de cet élément dans tous les plans d’eau, les eaux douces et les eaux
marines.

Décharges
Les centres d’enfouissement fermés ou en cours de réhabilitation continuent de souiller les eaux de surface et, au-delà, la Baie d’Arcachon. Un suivi durable de ces structures et l’établissement du futur CSDU sur le site le plus sûr sont indispensables.
Nous souhaitons que la CLIS du CET d’Audenge continue de fonctionner.

Pollution aux HAP
Quoique scandaleusement niée par certains élus, la pollution de la Baie d’Arcachon aux Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques est une préoccupation majeure, d’autant que l’IFREMER souligne(1) la perspective, à l'horizon proche de 2017, d'interdiction de consommation des coquillages, en raison de la quantité de HAP dans la Baie.
Si les risques pour la consommation humaine des coquillages sont très inquiétants, les conséquences actuelles et futures sur l’ensemble de l’écosystème et des chaînes alimentaires ne sont pas évaluées. Il en va de même pour les pollutions croissantes au cuivre et au plomb. Il est nécessaire d’effectuer cette évaluation et d’en tirer les conséquences pour une urgente protection des biotopes.
Nous sommes aussi dans l’attente des résultats des recherches menées par l’IFREMER et l’Université Bordeaux 1 sur l’origine principale de ces HAP et dans l’espérance des décisions qui en découleront. 
Quant aux clapets supposés récupérer les eaux de lessivage des sols lors des averses, pour les évacuer dans le réseau d’assainissement des eaux usées, tous les collecteurs d'eaux pluviales en sont-ils bien équipés ? L’entretien des bouches de réception et des clapets garantit-il leur constante efficacité ?
Tous les villages sont-ils dotés d’un réseau suffisant de collecte d’eaux pluviales, avec conduites et stations de relevage dans tous les secteurs qui l’exigent ?
Chaque nouvelle extension urbaine, chaque nouvelle route, chaque espace bitumé ou imperméabilisé accroissent les transferts de HAP vers les eaux de surface et vers la Baie.
Il est plus que temps de cesser les développements routiers et l’artificialisation des sols.

(1) Etude IFREMER : Impact potentiel des activités nautiques sur le Bassin d'Arcachon (janvier 2008)

Pollutions aux biocides
Les pollutions aux biocides, qu’elles soient issues des pratiques agricoles, des usages des particuliers dans leurs maisons et jardins, de l’entretien des terrains de sport et des parcs ou du nautisme, réclament une réduction drastique autant qu’urgente.
Le SIBA et certaines villes ont décidé une réduction de l’emploi des phytosanitaires. Pour être pleinement efficace, cette mesure devrait être systématisée.
Quant aux peintures antifoulings, la réglementation locale ne pourrait-elle être adaptée pour interdire ces produits hautement nocifs ?
Dans cette optique, et sans attendre, des équipements de carénage à sec pourraient être installés en plusieurs points du pourtour du Bassin.

Carénage non-maîtrisé
Autour du Bassin, plusieurs aires de stockage et de carénage de bateaux, officielles ou non, fonctionnent sans moyen de rétention adapté, ni stockage des déchets. Les moyens de récupérations sont fréquemment défectueux ; les résidus de peintures antifouling décapées se trouvent à même le sol, sont lessivés et directement évacués vers les eaux marines qu’ils souillent.
Dans l’attente d’une interdiction des peintures antifouling, les aires de carénage devraient être visitées, contrôlées et mises aux normes.

Herbiers
Depuis quelques temps, les zostères de surface comme les plus profondes ont régressé dans la Baie. Les conséquences de cette disparition sont graves pour l’écosystème.
Loin des accusations abusives visant les anatidés (notamment les Bernaches, ce qui fournirait prétexte à rouvrir la chasse de cette espèce protégée) il est temps d’identifier les causes réelles de la régression des herbiers.
Localement, des herbiers de très résistantes spartines ont été « brûlés ».Comment exclure que la dense présence d’herbicides dans la Baie nuise aux herbiers marins ? Notre Collectif attend les résultats des études en cours.

Traitement des vases portuaires
Le clapage, qui restituait naguère au milieu marin les substances toxiques extraites des ports, a heureusement été rejeté. Toutefois, la menace d’un retour à cette pratique demeure et doit être définitivement proscrite pour la sauvegarde des écosystèmes.
De plus, la mise en oeuvre du Schéma Directeur de Traitement des Vases Portuaires (SDTVP) pose question : les vases extraites se trouvent, ici où là (à Gujan, Taussat, etc.) déversées sur les plages ou enfouies. Or, la dissimulation des vases portuaires ne fait pas disparaître les substances toxiques qu’elles contiennent. Les polluants présents dans les boues souillées doivent être stockés de façon sûre, afin de ne pas nuire à l’Environnement.

Ports et zones de mouillage
Dans ce contexte de pollutions, il n’est pas concevable de poursuivre les extensions portuaires et le développement des anneaux de mouillage, sur un plan d’eau déjà à saturation, bordé d’une côte déjà bien trop artificialisée.

Stockage à terre des bateaux
Le stockage à terre des bateaux apparaît désormais comme une nécessité incontournable, surtout dans le cas, fréquent, de bateaux ne sortant que quelques semaines, voire quelques jours par an. Néanmoins, de telles zones de stockage ne sont pas à envisager sur les très rares espaces naturels subsistant aux rivages de la Baie.

Alternatives au motonautisme
Face aux diverses atteintes aux biotopes générées par le motonautisme, pourquoi ne pas mettre en place une vision environnementale de la plaisance, fondée sur la navigation à l’aviron, à la voile, sur le développement d’une flottille de bateaux électriques, sur le louage et le partage de bateaux moins polluants?
Les alternatives à la navigation motorisée sont d’ailleurs évoquées dans le Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM).

Effluents de la SMURFITKAPPA
Les rapports présentés lors de la CLIS 2008 affirment que le bassin de rétention Saugnac a comme seul exutoire la station d’épuration. Toutefois, le défaut général d’entretien de digues, constaté lors d‘une inspection menées par la DRIRE et la DAFF le 11 août 2008, et la proximité du ruisseau de l’Eyga, nous font craindre des pollutions occasionnelles de ce précieux cours d’eau.
Il est important d’étudier les effets des composés d’aluminium particulaires qui servent dans le process de fabrication du papier et dans les effluents des stations d’épuration.

Nous n’avons, à ce jour, reçu aucune information sur l’étude des rejets du Wharf de la Salie confiée en 2008 au Laboratoire de physico-toxicochimie des systèmes naturels de l’Université de Bordeaux 1. Le SIBA a pourtant reçu de l’Université, fin 2008, cette étude financée par le SIBA et la SMURFIT-KAPPA. Notre Collectif souhaite en connaître le contenu.

D’autre part, le site industriel bénéficie de seuils et de mesures dérogatoires qui lui permettent encore, malgré les progrès déjà effectués, d’inquiétantes émissions polluantes. Nous espérons vivement en une réduction de ces pollutions.

Effluents du wharf de La Salie
Si le wharf présente un progrès indéniable, permettant de rejeter les effluents urbains et industriels hors du Bassin d’Arcachon, il évacue ces effluents dans l’Océan, aux portes mêmes du Bassin.
Or, les modélisations illustrent la dispersion des effluents jusqu’à Arguin et, en fonction du marnage et des conditions de mer, avec certes une dilution plus importante, vers l’intérieur même du Bassin.
L’emploi récent du polychlorure d’aluminium, encore appelé polychlorure basique d’aluminium (PCBA) utilisé par le SIBA et la SMURFIT-KAPPA pour remplacer le chlorure ferrique afin d’améliorer le procédé de floculation dans le traitement des eaux usées pour ses propriétés coagulantes et floculantes élevées doit faire également l’objet d’une étude d’impact.
La solution de l’évacuation vers l’Océan n’étant pas durablement acceptable, il est nécessaire de conduire les études sur les possibilités de lagunage et d’infiltration d’eaux dépolluées, et ce avant que les stations d’épuration de Biganos et La Teste deviennent obsolètes.

Epandages de MIATE
Divers projets d’épandages de Matières d’Intérêt Agronomique issues du Traitement des Eaux urbaines et industrielles (MIATE) apparaissent. Selon la qualité des MIATE -et des projets- est programmé, en même temps que les éléments nutritifs, l’épandage de diverses substances polluantes, notamment HAP, PCB et métaux lourds.
On note une constante : dans les dossiers, le réseau hydrographique est minimisé, voire nié. Il est essentiel de le prendre en considération et de revoir tous les plans d’épandages en mettant en oeuvre des dispositifs expérimentaux pour quantifier le transit des polluants dans les relations nappes-crastes.
Les épandages nocifs doivent être refusés, les boues polluées stockées dans le futur CSDU et les cours d’eau (« fossés », crastes, ruisseaux…) protégés par des distances de sécurité suffisantes.

Nécessité d’inventaires flore-faune
Etonnamment, certains élus du Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA) viennent de s’opposer à ce que le SIBA réponde à l’appel d’offres pour la réalisation d’inventaires biologiques dans le Bassin d’Arcachon (2).
Pourtant, en plus du besoin incontournable de ces études pour la réalisation du Document d’Objectifs Natura 2000 Mer et dans la perspective d’un éventuel Parc Naturel Marin, la biodiversité marine est un outil efficace de mesure de la qualité des biotopes, et de l’impact des activités humaines sur ces mêmes biotopes.
L’actuel constat de la régression jusqu’à quasi-disparition des couteaux et de bien d’autres espèces marines est un signe alarmant.
Il est donc urgent que les inventaires programmés aient lieu, et soient reconduits à intervalles réguliers pour évaluer les dégradations des écosystèmes marins ou, espéronsle, leur prochaine restauration.

L’ostréiculture : indicateur de la qualité des eaux marines
Il est indispensable de soutenir et préserver l'ostréiculture locale, dont l'huître née, élevée et vendue localement, réclame une eau saine pour la production conchylicole et la vente directe.

Demeurant à votre disposition pour évoquer plus avant ces sujets, nous vous prions, Monsieur le Sous-Préfet, de croire en l’expression de notre très haute considération.

Pour la Coordination du Collectif, Françoise Branger

Copie : Monsieur le Président du SIBA
Monsieur le Président du Conseil Général de la Gironde
Monsieur le Directeur de l’IFREMER, station d’Arcachon
Monsieur le Directeur de la DIREN Aquitaine

Les coordinateurs du Collectif aquitain contre les rejets en Mer :
Françoise Branger, Bassin d’Arcachon Ecologie –Bassin d’Arcachon Sud
Jean Mazodier, Coordination Environnement Bassin d’Arcachon –Bassin d’Arcachon Nord
Jean-Marc Vigneaux, Bisca Surf Club –Landes
Olivier Barrière, Surfrider Foundation Europe –Pays Basque
2 Session SIBA du 17 décembre 2009

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 Bravo! tout est dit ou presque. Vu d'Arcachon, on ne perçoit pas ce qui se passe dans le fond du Bassin. A Andernos, depuis dix ans, la situation n'a pas cessé de se dégrader: seules les palourdes s'en sortent mais jusqu'à quand? plus de crabes, bigorneaux, coques, crevettes, plus d'élevage d'huîtres. Plus de zoostères, habitats et nurserie des espèces précitées mais des plaques de spartines qui gagnent du terrain. Autre pollution qui n'est pas citée, celle par les nitrates et phosphates, dont le résultat arrive par paquet sur nos plagescomme en Bretagne: la laitue de mer, celle qui blanchit en se putréfiant et dégage un gaz nocif. Si ça continue il arrivera comme en Côtes d'Armor que les plages soient interdites à la baignade. Des études ont été faites, où sont les résultats? Si on ne les publie pas, c'est qu'ils ne sont pas montrables, on craint pour le tourisme. On nous ment et ça suffit maintenant! Il faut faire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard. Après les élections peut-être...
 
Marie Andernos

 Que proposez-vous pour améliorer la situation ?
 
Xavier Arcachon

 jusqu'au bout j'ai lu cet article qui m'a paru intéressant, mieux: crédible ; Mais à la fin: patatras: la phrase qui tue " il est indispensable de soutenir et préserver l'ostrèiculture locale "!! car voila bien en effet une activité qui ne pollue pas, qui ne dégrade pas le milieu : les plates des ostréiculteurs seraient donc écolos , leurs moteurs non polluants ; chacun sait que jamais au grand jamais vous ne verrez trainer sur les crassats de ferrailles , plastiques ou autres déchets ; tandis que la visite des ports ostréicoles est un exemple d'ordre et de propreté vertueuses, où on voit bien que tout est mis en oeuvre pour ne pas polluer ; je ne vous parle pas du banc d'arguin et de l'occupation sauvage et illégale qui en a été faîte; bref votre discours est sous tendu par des arrières pensées politiques qui , in fine, le décrédibilisent ; sur le fond c'est vrai plus la population est importante , plus la pollution est importante ; pour autant, vivre sur le bassin doit-il être un privilège qu'il faudrait défendre en refoulant de nouveaux postulants ?
 
ermit gujan

 ...interdictions possibles de baignade....??? je n'y crois pas - déjà que les autorités sont incapables de faire respecter la loi : exemple, plage des arbousiers à Arcachon le chenald'accès balisé réservé aux bateaux et engins nautiques ( ou normalement la baignade est interdite dans cette zone ) est justement l'endroit où se concentrent les baigneurs et la commune se refuse à "ajouter un affichage supplémentaire". Quand à responsabiliser les ostréiculteurs pour respecter et libérer en l'état,les zones ( pas toujours légales ) qu'ils exploitent, je n'y crois pas non plus, "ils travaillent EUX" comme les routiers. Ne parlons pas des professionnels de la batellerie qui passent allègrement dans les zones de mouillage et de certains pêcheurs qui choissent ces zones justement pour mettre leur filet...
 
Jean-louis Gujan

 Jean Louis, vous avez raison, il faudra attendre qu'un ou plusieurs baigneurs soient déchiquetés par les hélices des moteurs ou asphyxiés par les émanations des algues pourrissantes. En Bretagne, ils se battent depuis 35 ans pour que l'état agisse. Résultat, il a fallu la mort de chiens, d'un cheval,le malaise de son propriétaire et le décès suspect de chauffeurs qui transportaient les algues ramassées sur la plage. A la Granville, la baignade est interdite depuis quelques années par une Maire responsable. Mais vous apportez de l'eau à mon moulin car les pouvoirs publics se taisent sur la qualité des eaux du Bassin, car comment expliquez-vous que la vie ait complètement déserté les plages du fond du Bassin? Des toxines inconnues?Et pour les zostères qui faisaient un tapis protecteur, vous avez une explication? Je voudrais aussi répondre à Ermit au sujet de l'ostréiculture. Les huîtres et le problèmes des toxines sont un indicateur de la qualité des eaux. Et il y a ces fameuses toxines sur lesquelles on n'a pas encore mis de nom et qui tuent et tueront encore les souris. Peut-être faut-il créer un label bio ou autre qui récompenserait les ostréiculteurs ayant une attitude écologique. Mais si on ferme les yeux, ils deviendront de simples commerçants et vous mangerez des huîtres qui arrivent de Chine ou d'ailleurs par avion. Il y a autre chose: il arrive de moins en moins d'eaux douces dans le Bassin et l'eau qui arrive est polluée. Parfois ce sont les eaux de rejet du wharf qui rentrent dans le chenal qui lui, semble en train de se boucher. Comment voyez-vous l'avenir du Bassin si on ne met pas un coup d'arrêt à l'urbanisation? Avez-vous une solution?
 
Marie Andernos

 D'accord Ermit, ça ce sont des constats, et ce n'est pas la peine de nous le mettre trois fois. Mais je vois que Xavier d'Arcachon pose LA QUESTION qui s'impose: Quelles solutions? Je vous rappelle que c'est une lettre qui s'adresse aux pouvoirs publics et aux responsables de la propreté de l'eau justement, le SIBA. Ce sont eux qui savent et qui ont le pouvoir de décision. Or ils ne font rien, pourquoi ? à cause des constats que vous faites Ermit. A cause de la pression des propriétaires de terrain, des promoteurs, des élus, des élus-promoteurs, des activités économiques, des ostréiculteurs, et j'en oublie. Or, nous allons droit dans le mur, certains disent que nous y sommes déjà, et il va falloir prendre des décisions qui fâchent. Ou non. Les pouvoirs publics seront-ils assez courageux pour prendre les décisions qui s'imposent? Je ne sais pas, mais quelquefois, je pense qu'il faudrait constituer un comité autonome et apolitique de sauvegarde du Bassin d'Arcachon. Avis aux amateurs.
 
Marie Andernos

 Les ostrèiculteurs ont toujours contesté le test à la souris, plus préoccupés de vendre leurs huitres que de la santé des consommateurs ; ils ont manifesté leur opposition par de nombreux actes de délinquance (tous impunis ) dont la liste est longue ; ce test ( à la souris ) est maintenant remplacé par un test " chimique " ; qu'en sera t-il quand ce test sera positif ? notons quand même que le test à la souris sera toujours pratiqué " par mesure de précaution"!! les ostréiculteurs ont intérêt à une eau saine, c'est certain ; mais néanmoins leurs activités artisanale est, comme tout autre , polluante ; ils ne sont pas plus que d'autres les garants de la qualité des eaux ; le problème du bassin , c'est la confrontation des intérêts privés et des égoïsmes: les professionnels le voit comme un terrain privé et n'apprécie pas trop de partager le plan d'eau avec les plaisanciers ; notons que les interdictions se multiplient pour ces derniers ( stationnement de nuit, ancrage à certains endroits etc ) interdictions auxquelles échappent les professionnels ; les heureux possesseurs de place de port jouissent d'un privilège qu'ils ne souhaitent pas partager ; ainsi pas question de nouveau port ...et les heureux habitants du bassin ne souhaitent pas voir de nouveaux arrivants en masse ...mais les heureux possesseurs de terrain ( suivez mon regard ) sont heureux de vendre à prix d'or leurs bois et leurs champs ...quand à l'industrie de la plaisance , d'un poids économique plus important que l'ostréiculture , elle ne peut que souhaiter, tout comme les artisans et commerçants vivants sur le bassin , l'expansion démographique ; comment, dès lors s'étonner du peu d'intérêt des masses sur le sujet ? voyez pour cela un autre cri portant sur le SCOTT ( édifiant )
 
ermit gujan

 Il n'y a ni bons ni méchants, il y a nous qui sommes tous plus ou moins des pollueurs. Et les pouvoirs publics qui doivent faire quelque chose pour inverser la vapeur mais ils manquent de courage et d'argent, alors ils laissent faire, et nous y allons dans le mur, c'est inéluctable et proche. Et quand enfin, ils décideront de prendre les mesures qui fâchent, il sera trop tard.
 
Marie Andernos

 3 fois c'est trop, j'en conviens ; c'est un problème informatique, le ménage a été fait ; vous dîtes que ce sont des constats, mais la source du mal est là: trop d'intérêts en jeu, trop de conflits d'intérêts ; ne demandez pas aux élus de résoudre la quadrature du cercle, quoiqu'ils fassent, il y aura des mécontents ...ils sont d'ailleurs eux mêmes partie prenante en matière d'intérêt...enfin dire qu'il y les bons ( les ostréiculteurs ...) et les méchants ( les paysans, les industries...) c'est un peu réducteur, non??
 
ermit gujan

 Pour répondre à l’assertion d’ « Ermit » selon laquelle ce courrier interassociatif serait sous-tendu par une intention politique, il n’y en a aucune. Simplement l’ostréiculture dépend entièrement d’un milieu de qualité, reposant sur des critères dix fois plus exigeants que ceux des eaux de baignade –et encore dix fois insuffisants pour la sauvegarde de l’écosystème. Si l’ostréiculture disparaissait, seraient abandonnés ces critères des eaux de production aquacole que certains considèrent comme une gêne superfétatoire.
 
Françoise Branger Arcachon

 il serait temps de constater une population grandissante d'annees en annees , a t'on les reseaux collectifs adequats pour subvenir a cet afflux de masse , sans parler des touristes et au grand dieux des plaisanciers irrespectueux d'un patrimoine maritime!! de nuit il est effarant de voir que les lignes du littoral sont allumes d'un bout a l'autre, rappel en arriere de 5 a 10 ans ils excistaient des terrais en friches et foret sur ce meme littoral sans parler des actions anti moustiques faites pour que des touristes ne fuient pas notre region ! l'ostreiculture est installer sur ce bassin depuis des decennies , je ne pense pas que ce soit elle que l'on doit pointer du doigt en premier , mais l'homme , c'est bien lui le probleme . nous ne pouvons pas dire que nous ayons des usines importantes on en compte qu'une smurfit par contre , la population et l'exigence de celle ci au nom du ""bon vivre citoyen "" est importante. pour repondre par rapport a ceux qui osent dire que les professionels de la mer ont une place de choix dans l'activitee maritime du secteur , messieurs prenaient le temps de vous baladez et discuter avec ses marins d'une mer interieur convoitee a tous vos loisirs(jet ski , peche , balade) car n'oublions pas que ce fut une des premieres filieres de sources d'emploi avant que les projets immobiliers en tout genre nous envahissent puis vous allez etre content car des projets de ports a sec sont en etude dans le secteur , vous contriburez a polluer autant que les autres moyennant un abonnement annuel !! je suis ne au bassin d'arcachon ou il faisait bon vivre on trouvait dormeur , coques , moules , herbiers et rien qu'a pied , depuis c'est beton partout et plaisance avec des surmotorisatons incroyables
 
olivier arcachon

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