Jules Védrines à Arcachon

 - PAYS DE BUCH
 - BASSIN D'ARCACHON
PORTAIL RÉGIONAL
Histoires locales
Toutes les histoires locales
samedi 25 août 2007

Le célèbre aviateur du début du 20ème siècle Jules VEDRINES a « fréquenté » Arcachon par deux fois, les deux fois involontairement …

Pionnier de l’aviation, il participe en mai 1911 à une course par étapes de Paris à Madrid organisée par le journal « Le Petit Parisien ».

Védrines_1911 - 4bis.jpg

Il la gagnera, devançant d’autres précurseurs.

Il part donc d’Issy-les-Moulineaux

Védrines_Issy_1911_bis.jpg

et suit, « à vue » et à basse altitude, la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux, seul moyen à l'époque de se repérer, avec une étape à Angoulème, qu'il remporte. A Bordeaux il oblique vers l’ouest en suivant la voie Bordeaux-Bayonne. Mais elle tourne à angle droit à Lamothe. Il manque l’embranchement et continue vers Arcachon. Horreur ! Le voilà face à l’océan, plein ouest, pas du tout sa destination au sud … Sans autre repère que la côte, il la suit d’Arcachon à Saint Sébastien où il arrive, vainqueur encore mais épuisé (il existe un film de cette arrivée épique) au terme de la seconde étape.

Aucune photo n'existe de ce passage imprévu à Arcachon. Seulement une carte postale truquée, un montage.

Védrines_Arcachon.jpg

Voici ce qu’il en a, modestement, raconté : « Que vous dirai-je de Paris - Madrid ? Qu’au départ j’ai failli me tuer en voulant éviter de faire des victimes dans la foule qui envahissait la piste,

Védrines_1911 - 1bis.jpg 

que je ne fus sauvé que par la structure spéciale de mon monoplan (il me semble même que c’est loyauté de ma part de reconnaître les services que m’ont rendus les perfectionnements spéciaux dont était muni mon Morane - Gnome. : L’hélice intégrale « Chauvière » et la bougie « Oléo ». Que je m’envolai le lendemain, que successivement je remportai les étapes Paris - Angoulême, Angoulême - Saint-Sébastien et Saint-­Sébastien - Madrid, que je fus le seul à atteindre Madrid et que mes rivaux Garros et Gibert durent sans doute à la malchance de ne pas me suivre. »

Védrines_1911 - 2bis.jpg 

Jules VEDRINES était un « casse-cou » ! Mobilisé pendant la première guerre mondiale, il fait des missions de reconnaissance en territoire ennemi avec son avion baptisé « La Vache »

La-Vache - 1bis.jpg 

y dépose des « espions » et va ensuite les récupérer derrière les lignes.

Védrines_14-18 - 1bis.jpg

(Rapport au Capitaine Leclerc) 

Il sait aussi se servir d'une mitrailleuse !

Védrines_mitrailleuse_bis.jpg

Mais ça n'est pas l'avis de tout le monde et il est sanctionné le 5 janvier 1916 par le Commandant Marzac dirigeant l'école de tir aérien de Cazaux (l'actuelle BA 120) où il faisait un stage obligatoire.

Punition-small.jpg

Jules VEDRINES est revenu à Arcachon, toujours aussi involontairement, blessé ou malade, hospitalisé à l’Hôpital Temporaire N°29 de la 18ème Région Militaire, l’Asile Hospitalier Saint-Dominique, 80 boulevard Deganne. Il écrira une lettre de remerciements à Madame BERNARD pour les bons soins qu’il y a reçus.

Jules VEDRINES, ce « fou volant », s'est écrasé au sol lors d’une course Paris-Rome en 1919 ...

(je n'ose pas signer cet article car je n'ai fait que le rédiger à partir des informations et documents fournis par des amis tout aussi bénévoles que moi)


Réagir à cet article

Nom :

Ville :
Ecrire le résultat de 6 + 6 =


 Un internaute très calé dans l'histoire de l'aviation me donne l'information suivante : "Pour compléter l'article sur Védrines, celui-ci est venu également début 1916 à l'ETA de Cazaux pour un stage de perfectionnement à la mitrailleuse entre deux missions au front. Le 15 Janvier il écoppa de 15 jours d'arrêt par le commandant de l'école, le capitaine Marzac, pour avoir refusé de suivre le stage, arguant du fait qu'il savait mitrailler."
 
SL

 Un spécialiste de l'aviation militaire pendant la première guerre mondiale nous envoie cette précision : " Védrines s'est spécialisé dans les missions spéciales après qu'il ait été affecté à la MS 3 le 17 mars 1915. Suite à ses ennuis avec le capitaine Leclerc, commandant de la DO 22, il avait été renvoyé à l'arrière comme pilote essayeur. Le capitaine Brocard, son nouveau chef, lui a demandé de prendre sous ses ailes, un petit jeune qui venait de "casser du bois", le caporal Georges Guynemer. C'était avant sa première victoire. "
 
Xavier Hessel Arcachon

ALERTE EMAIL recevez en priorité les nouvelles histoires locales
Partager sur Google+ Partager sur Facebook Partager sur Twitter Envoyer par email