Bélisaire

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vendredi 15 décembre 2006

Chacun connaît localement le lieu-dit « Bélisaire » à la pointe du Cap Ferret. Mais qui en connaît-il l'origine ?

Au 19éme siècle ce lieu était un désert (ou presque), l'extrémité d'une langue de sable plantée de pins entre océan et Bassin. Pour y accéder il fallait s'y rendre depuis Lège en « voiture à sable » tirée par 1 ou 2 chevaux par un unique chemin sablonneux et malaisé de plusieurs dizaines de kilomètres. Une expédition !

L'accès le plus facile se faisait par l'eau et dès 1864 le bateau à vapeur "Le Bordelais" desservait le Cap Ferret. En 1902, le "Courrier du Cap" pouvant transporter 150 passagers et plusieurs tonnes de fret le remplaça. Un débarcadaire rustique fut construit en 1912, un simple ponton flottant amarré à un embarcadaire en bois.

Debarcadaire1.jpg

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Pour accueillir les visiteurs, un certain "Bélisaire" (surnom donné au gujanais Barthélémy DANEY) avait déjà bâti à la fin du 19ème siècle un hôtel-restaurant.

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BelisaireHotel.jpg

dont l'auvent était agrémenté d'une magnifique treille de vigne, du « chasselas de Fontainebleau ».

Chasselas-de-Fontainebleau.jpg

"Bélisaire" avait financé la construction du débarcadaire pile devant chez lui et aussi un tramway tiré par des chevaux qui permettait d'accéder au bord de l'océan dès 1895.

Tram+chevaux.jpg

Il a été "motorisé" vers 1920 et l e chemin menant à la pointe du Cap Ferret a été goudronné en 1927. Le débarcadaire est aujourd'hui en béton armé. Les temps changent mais "Bélisaire" reste !

SL


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 Le premier débarcadère, en bois, qui était situé à quelques mètres de l'actuel débarcadère de Bélisaire, est du à SAUJEON, gabarier à Bordeaux. Celui-ci, avec le navire "La Seudre", a créé, en 1878, la première desserte régulière - estivale seulement - entre Arcachon et ce qui est devenu Bélisaire. Pour ce qui est du navire " Le Bordelais" que l'on trouve mentionné au début des années 1860, il ne réalisait que des excursions et devait, vraisemblablement utiliser un débarcadère, aujourd'hui disparu, situé à hauteur du Phare et, peut-être, réalisé lors de la construction de ce dernier. Peu après la création de son débarcadère, Saujeon a construit, juste à coté, un restaurant-auberge et a suscité la réalisation, par Ducaumin ancien maire de Lège, d'une voie decauville, permettant d'amener les touristes au bord de l'océan dans une voiture hippomobile. L'ensemble de ces réalisations a été très endommagé par une forte tempête en 1883. Saujeon a réparé l'ensemble puis, pour des motifs que je cerne mal, a cédé, vers 1885, les installations à terre à B, Daney, dit Bélisaire, avec qui il était en relation depuis l'origine de son installation, sans que l'on sache la nature de leurs relatons d'affaires. C'est ainsi que le restaurant au débouché du débarcadère a pris le nom de "Chez Bélisaire" que l'on retrouve mentionné sur les cartes postales de l'époque. Ce nom s'est étendu à l'ensemble de la zone autour du débarcadère et jusqu'à l'église, à la suite du lotissement envisagé, en 1928, pour l'ensemble de la presqu'île, lorsque les promoteurs du lotissement ont ainsi nommé l'un des quartiers devant être crées. ps1 - Le texte qui précède est rédigé de mémoire aussi il peut souffrir de légères imprécisions, ps2 - Je suis intéressé par toute information nouvelle sur B. Daney, notamment si quelqu'un a fait des recherches généalogiques ou exploité des registres d'inscrits maritimes permettant de situer sa position sociale, notamment s'il était en position de traiter d'égal à égal avec Saujeon ou s'il était en situation subordonnée.
 
dubarry Paris

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