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SMURFIT, la scandaleuse

mercredi 13 août 2008

On s'attendait à tout sauf à ça. C'est un spectacle désolant qui s'est offert à nous lors d'une visite surprise des installations de l'ogre à bois SMURFIT le 12 août 2008. Sans preuves physico-chimiques nous ne pouvons, pour le moment, rendre responsable cette usine des problèmes actuels qui touchent les eaux du Bassin, mais depuis combien d'années l'usine de pâte à papier de BIGANOS pollue t'elle ainsi le BASSIN D'ARCACHON ?! Qui a permis ça ? La population doit se réveiller, il ne faut plus rien lâcher.

Jacques HAZERA.

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Bonjour,

C’est une situation de crise très grave, qui n’échappe à personne, que subit l’ostréiculture et le Bassin d’Arcachon.  Pour beaucoup d’ostréiculteurs, venus très nombreux à la papèterie de Facture, ce fut la découverte d’un paysage d’un autre monde…Sachant que la nappe phréatique communique avec le Bassin d’Arcachon, vous imaginer leur colère…notre colère… Le Comité de Vigilance de Biscarrosse qui  était présent à la manifestation, reste solidaire de la profession. Une rencontre est envisagée avec les responsables de la profession, sans doute faudra-t-il attendre l’élection du nouveau président ou de la nouvelle présidente…

René CAPO, coordination du comité de vigilance de Biscarrosse

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1) Sauf erreur de ma part : les bassins de rétention de l'usine stockent certains rejets liquides. Ces bassins sont en contact direct avec la nappe phréatique et le Bassin d’Arcachon tout proche. La couleur de l’eau marron rouille en est inquiétante (photo d’un bassin).

 

Les rejets des bassins de rétention sont ensuite dirigés vers la station d’épuration de l’usine pour traitement. Ensuite ils sont acheminés par le collecteur d’assainissement (celui qui fait le tour des communes du Bassin d’Arcachon) pour un rejet final en mer par le warf de la Salie.

 

2) Dans une zone située à l’Ouest de l’usine, les personnes présentes hier ont découvert une décharge formée par stockage de déchets sur plusieurs mètres de hauteur et une centaine de mètres de longueur. La surface de cette décharge est parsemée de morceaux de plastiques qui s’envolent au gré du vent. On peut observer également des apports de déchets ménagers récents, apparemment exempts de fermentescibles, mais incluant des produits recyclables comme des bouteilles en plastique récentes, et des bidons de produits chimiques : voir photos.

 

La loi de 2002 et le code de l’environnement interdisent ce type de décharge.

 

Philippe MORA, association Avecicm-Environnement Val de l'Eyre, association membre du Collectif Aquitain contre les rejets en mer :

 

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NOVEMBRE 2008, résultats de la réunion du CLIS relatives aux événements (commission de suivi de la qualité des eaux du Bassin d'Arcachon que le préfet IDRAC souhaite annuelle) :

 

Concernant le CET (la décharge sauvage citée ci-dessus), il est précisé que celui-ci, construit au début des années 1970, n’est plus aux normes actuelles. On s'en doutait. Cette commission nous informera également sur les causes de mortalité des petites souris qui mangent les huîtres. Il y a fort à parier que l'urbanisation intensive du Bassin d'Arcachon en soit une et, pendant ce temps là, les maires du Bassin continuent à agrandir leurs villes et leurs zones industrielles. J'ai bien peur qu'un jour les petits poissons doivent aller chercher ailleurs un endroit pour pondre.

 

P.RANSINAN

 

 http://www.gironde.pref.gouv.fr/politiques/devdurable/eau/clis/clis.shtml



Smurfit Kappa doit payer


Publié le 18/02/2015 à 06h00 par florence moreau SUD OUEST


Relaxée en première instance, la papeterie écope de 30 000 euros d’amende suite à la pollution d’un cours d’eau en 2012.


la cour d'appel de Bordeaux a rendu son arrêt à l'encontre de la papeterie Smurfit Kappa de Biganos, poursuivie en justice comme personne morale pour imprudence et négligence à cause d'une pollution consécutive à la rupture d'une cuve le 5 juillet 2012. 

Ce jour-là, la cuve RC15 s'était affaissée pour cause de vétusté et corrosion. Une partie des 4 160 m3 de « liqueur noire », à base de soude notamment, produite lors de la transformation du bois en pâte à papier, s'était écoulée dans un ruisseau affluent de la Leyre, qui se jette dans le Bassin. Des milliers de poissons avaient été retrouvés morts.


« Accident exceptionnel »


En septembre, le tribunal correctionnel avait estimé que la pollution relevait d'un « accident exceptionnel » et avait relaxé la société. Les seconds juges n'ont pas eu la même lecture. Smurfit Kappa a été condamnée à une peine de 30 000 euros d'amende. L'avocat général avait, pour sa part, requis entre 60 000 et 80 000 euros. 

La matérialité de l'écoulement n'était pas contestable et n'a d'ailleurs pas été contestée, le débat portait donc sur l'existence de fautes. Les seconds juges rappellent dans leur arrêt qu'il « a pu être établi que l'entreprise avec fait l'objet d'observations réitérées et qu'elle n'en a pas tenu compte ». « Il est constant, avant le sinistre, que la capacité de rétention à l'intérieur du merlon qui entourait la cuve était insuffisante pour retenir le liquide en cas de rupture subite du bac, ce qui pouvait conduire, avec l'effet de vague, à un débordement et avoir pour conséquence le rejet direct dans le milieu naturel. »


Selon les magistrats, le sinistre aurait pu être évité si des mesures avaient été prises. Et les juges de pointer une responsabilité à la tête du site De Biganos. Le nouveau directeur, en fonction depuis sept mois au moment des faits, aurait ainsi commis une grave négligence coupable. « S'il avait mené sa mission comme il le devait », dénonce l'arrêt, « il aurait été amené à prendre des dispositions devant conduire à un contrôle plus approfondi de l'installation dont le remplacement relevait de l'urgence ». Les juges parlent de délabrement pour décrire l'état de la cuve. Formant une « union sacrée entre professionnels et défenseurs de l'environnement », selon les termes de leur avocat Me François Ruffié, les parties civiles réclamaient quelque 1,3 million d'euros de dommages et intérêts. Leurs prétentions ont été revues à la baisse puisqu'elles en ont obtenu 35 000 en tout. Il faut dire que quatre ont été déboutées dont le Comité régional conchylicole. 


« Le CRC a pourtant porté ce combat dès le premier jour », regrette Me Ruffié. Mais l'essentiel était pour lui ailleurs : dans la déclaration de culpabilité de Smurfit Kappa 


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